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Journal de gratitude ou journal de souhaits : lequel tenir ?

17 juin 2025

Les journaux de gratitude ont toute la presse, et pour de bonnes raisons — la recherche derrière est solide et la pratique est vraiment douce pour un esprit fatigué. Mais il y a un cousin plus discret, le journal de souhaits, qui fait une chose qu'un journal de gratitude ne peut pas faire. Les deux pointent dans des directions opposées dans le temps, et n'en tenir qu'un laisse un vrai manque. Voici comment décider ce dont ta vie a besoin.

Ce que fait un journal de gratitude

Une pratique de gratitude te remet en contact avec le bien qui est déjà là. Tu notes ce qui s'est bien passé, qui a été présent, ce qui te manquerait si ça disparaissait — et ton attention, qui dérive par défaut vers le manque, est ramenée vers ce que tu as.

C'est une pratique du passé et du présent. Elle te stabilise, adoucit la comparaison, et te rappelle que ta vie contient déjà des choses qui valent d'être gardées. Un jour difficile, ce n'est pas rien.

Ce que fait un journal de souhaits

Un journal de souhaits regarde dans l'autre sens. Au lieu du contact avec ce que tu as déjà, il te garde en contact avec ce que tu veux ensuite — les voyages non faits, le travail non commencé, la version de la vie vers laquelle tu tends en silence.

C'est une pratique du futur. Elle garde ton désir éveillé, donne une direction à tes journées, et t'empêche de traverser en somnambule une vie que tu n'as jamais vraiment choisie. Là où la gratitude dit « c'est bien », un souhait dit « et ça, j'adorerais ».

Là où chacun aide

Va vers la gratitude quand tu es anxieux·se, épuisé·e, ou pris·e dans la comparaison — quand le problème, c'est que tu n'arrives plus à voir ce que tu as. C'est un remède contre le manque et l'agitation.

Va vers le journal de souhaits quand tu te sens coincé·e, plat·e, ou vaguement perdu·e — quand le problème, c'est que tu as perdu le contact avec ce vers quoi tu avances. C'est un remède contre la dérive et la résignation tranquille.

Pourquoi n'en tenir qu'un laisse un manque

Ne garde que la gratitude et tu risques un piège doux : tellement en paix avec ce qui est que tu cesses de tendre vers quoi que ce soit. Le contentement peut tourner en douce à l'abandon de toute envie de plus. La gratitude sans souhaits peut t'endormir.

Ne garde que les souhaits et tu risques l'inverse : toujours penché·e en avant, jamais posé·e, à traiter tout ce que tu as comme pas-encore-assez. Souhaiter sans gratitude peut te laisser une faim permanente. Les deux corrigent les angles morts l'un de l'autre.

Comment tenir les deux

Tu n'as pas besoin de deux carnets séparés et du double de discipline. Le plus simple, c'est de les laisser partager une page : un côté qui remarque ce qui est déjà bien, l'autre qui nomme ce que tu aimerais encore.

Il y a aussi un pont naturel entre les deux. Quand un souhait se réalise, il traverse et devient une gratitude. Voir ça arriver — une envie qui se change tranquillement en chose dont tu es maintenant reconnaissant·e — est l'une des choses les plus encourageantes que tu puisses observer sur ta propre vie.

Comment Psyquoia t'aide

Psyquoia est un espace gratuit et privé qui réunit les deux côtés au même endroit. Tu écris de nouveaux souhaits pour ce qui vient, et tu gardes une trace de ce qui s'est déjà réalisé — le côté gratitude — pour regarder les souhaits traverser de l'un à l'autre. Ta liste est chiffrée et visible de toi seul·e. Pas de manifestation, pas d'Univers — juste une façon tranquille de tenir à la fois ce que tu as et ce que tu veux.

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